Dans la série les petits métiers disparus : le rémouleur

Publié le par Enna

Cette très belle carte postale des années 1900 m'a inspiré ceci :

 

LeRémouleur VERSION 2

 

Le rémouleur se déplace avec sa petite charrette, brouette, ramoulette ou rabelette  sur laquelle est fixée la meule.

Dans les grandes villes, ou de village en village, s'arrêtant à chaque coin de rue en agitant sa clochette et en criant: « Rémouleur, rémouleur ! Repasse couteaux ! Repasse ciseaux ! », leurs cris et le crissement de la meule sur le métal, faisaient dans le temps partie des bruits typiques des grandes villes.

Au début du XXème, en Europe, le métier de rémouleur était une spécialité des Yéniches, surnommés aussi "Tziganes blancs".

Le rémouleur, comme de nombreux autres petits métiers, est victime du progrès (les couteaux en inox s'usent moins vite) et de la société de consommation (avec l'automatisation et l'importation de pays en voie de développement, le prix des couteaux a chuté et ne justifie même plus leur ré aiguisage).

 

Fiche technique: Photocréation PFS (© Enna) / Toile 20 x 20

 

Ce tableau sera bien sûr exposé à Beaujeu lors de l'expo du Gadha aux Sources du Beaujolais du 2 au 29 décembre.

Publié dans Communautés

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Yvette 01/12/2011 20:49


Tous ces métiers perdus ou presque. Certains aiment à les faire revivre et c'est une belle chose! Bonne fin de semaine à ti et à bientôt. Ici: pluie, pluie, pluie, mais on en avait besoin dans
l'ouest.

dianou 27/11/2011 07:17


bonjour, c'est marrant, on s'en faisait la réflexion la semaine passée ,avant le rémouleur récupérais les couteaux mais aussi les ciseaux , on faisait le marché et on rentrais avec des ustencils
bien afutés ! avoir de beaux couteau coute encore relativement cher le jour ou ils ne coupent plus c'est la galère , moi qui suis fan de couteaux de toutes sorte, j'aime quils soient bien
tranchants ! même celui que je promène dans mon sac ( un laguiole acheté dans le village de laguiole ) celui qui est sur l'image est tres beau bisous dianou

Enna 29/11/2011 07:45



Très juste Dianou!


Notre société de consommation est organisée pour ...consommer à outrance, donc lorsque le couteau ou les ciseaux ont perdu leur fil on jette ! ... et on rachète.


Plus besoin du petit artisan qui gagnait sa vie à la sueur de son front...


Amitiés



patriarch 27/11/2011 06:38


Oui, j'ai connu tout de suite après guerre.... Et les chanteuses de rue, le rempailleur de chaise, le ferrailleur qui prenait aussi les peaux de lapin....


 


Oui le temps est passé par là..... Beau dimanche

Enna 29/11/2011 07:41



Merci Patriarch,


Bien que né en 1952 j'ai connu aussi ces petis métiers des rues, et c'est peut-être pour cela que j'ai de l'affection pour ces témoignages du passé. Au delà de l'esthétique, il y a la recherche
d'une atmosphère perdue que j'essaie de restituer dans mes oeuvres.


Amitiés



Petitalan 26/11/2011 17:03


Sans remonter à 1900, je me souviens, gamin, qu'il passait dans les rues (tout comme le vitrier et le bougnat. hacun avait son appel spécifique. C'est loin tout cela !


Bien à toi.

Enna 29/11/2011 07:38



Merci Petitalan,


Eh oui, moi aussi j'ai connu "le pati" qui courrait les maisons à la recherche de ferrailles, peaux de lapins, etc ...


Amitiés



Mamychachat 26/11/2011 15:44


J'ai connu, j'étais très petite, je suis née en 48. Je me souviens bien de ses cris, on les entendait bien car il n'y avait pas d'autres bruits à l'époque, peu de voitures ... et sur le trottoir
devant notre maison amiénoise il aiguisait les ciseaux de ma maman ...


Très belle oeuvre qui m'a fait voyager dans le temps.


Merci beaucoup Papivore et bon week-end


Bises

Enna 29/11/2011 07:36



Merci Annick, je suis ravi de t'avoir fait voyager dans le temps !


Amitiés